Voulouz loar-Velluto di Luna


Voulouz loar-Velluto di luna : album en duo avec le contrebassiste Riccardo Del Fra.
Sortie 1998

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20    19

Photos Béatrice Le Grand 


« La rencontre entre Annie Ebrel, la chanteuse bretonne et le contrebassiste romain Riccardo Del Fra aurait pu rester anecdotique au terme de la tournée Gwerz Pladenn 95 si le duo n’avait pas éveillé l’enthousiasme du public et l’attention des chroniqueurs et des professionnels. Un an et demi plus tard une création se matérialise sur la scène du théâtre Max Jacob de Quimper. C’est Douar Glizh, un récital autour de la gwerz et de l’improvisation, mis en espace par Michel Rostain, l’actuel directeur de la Scène Nationale en Cornouaille. Son exclusivement acoustique et travail de la scène axé sur l’économie de l’effet et la retenue du geste ainsi que le requièrent les complaintes ancestrales… Ce traitement savant se devait d’aboutir sur un enregistrement à la hauteur. Voulouz Loar répond largement à cette attente. Résultat évident d’une fine réflexion de la part des concepteurs, l’intérêt pour ce disque croit au fur et à mesure qu’apparaissent les morceaux. D’un simple pas de conduite que la contrebasse accorde d’entrée à la chanteuse, la ponctuation va prendre corps et s’investir pour trouver dans le rythme et la mélodie des propositions qui viennent pigmenter parcimonieusement le dramatique et la profondeur de l’interprétation sans jamais supplanter le chant implanté là et bien là. Chemin faisant, le duo rencontrera une demie douzaine de musiciens, un ensemble de cordes (Régis Huby, David Braccini, François Michaud : violon, Sylvie Berger : alto, Alain Grange : violoncelle, Giampiero Cremonini : contrebasse) venu à l’occasion prêter main forte et comment, sur les arrangements de Riccardo Del Fra. Annie Ebrel abandonne progressivement le mimétisme des anciens qu’elle endossait il n’y a pas si longtemps encore au profit d’une expression plus personnelle dans laquelle s’affirme des choix artistiques faisant appel à la littérature (Per Jakez Hélias) et à la technique vocale (travail sur les intervalles, empilement de voix…) évidemment absente sous cette forme du contexte traditionnel. Des estrades des festoù-noz aux grandes scènes européennes il y avait un monde. Elle, peau blanche moulée dans l’étoffe noire, lui, teint mat et large costume anthracite le parcourent aujourd’hui, attirant à eux une quasi unanimité, ce qui vous le savez est plutôt rare… particulièrement en Bretagne ou c’est un exploit!!! »
Dominique Le Guichaoua -Trad Magazine, mai/juin 1999-

ricc

 

Diapason, janvier 1999

36

le-monde-de-la-musique-fev-99-2

 


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